ALGÉRIE SYSTEME BANCAIRE

ALGÉRIE SYSTEME BANCAIRE 2024

SYSTÈME BANCAIRE ALGÉRIEN

Le système bancaire algérien s’est engagé dans une vaste réforme; les banques Algériennes font l’objet des critiques des investisseurs étrangers comme des simples citoyens. Il est question de privatiser quelques banques Algériennes: Le Crédit Populaire d’Algérie (CPA) a terminé les périodes préliminaires, suivront la Banque du développement local (BDL) et la Banque nationale d’Algérie (BNA). Il s’agit de banques aux portefeuilles assainis, au bon niveau de performance et qui n’ont pas d’insuffisances internes. Le message envoyé par le ministères des Finances en Algérie est clair : priorité à la restructuration d’un secteur qui limite les capacités de l’économie dans son ensemble. A l’orée de son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et alors qu’elle cherche à attirer les investisseurs étrangers, l’Algérie doit sans conteste améliorer son système financier, héritier d’une économie planifiée à la soviétique. Mais la majorité des établissements financiers restent rigides et inefficaces et les banques publiques gèrent environ 90% des avoirs et prêts bancaires de l’Algérie

On compte plus de 30 acteurs sur le marché : plusieurs grandes banques nationales encore publiques et une série de banques internationales. Le secteur public représente 90% du marché des ressources et des crédits. En Algérie, la banque est une banque de services et de financements. Le marché financier, qui complète le système bancaire, est peu développé. Il s’adresse à des entreprises de standing comme la Sonelgaz ou Air Algérie. Les PME-PMI qui n’y ont pas accès se tournent donc vers la banque. Quelque 100 000 petites, moyennes et micro-entreprises naissent chaque année et se développent avec des fonds bancaires.

La concurrence des grandes banques occidentales, comme la BNP ou la Société Générale côté français et ABC du côté du Moyen-Orient se fait de plus en plus sentir , du moins pour les particuliers par l’intermédiaire des produits de crédit offerts par ces banques: crédit immobilier et crédits auto. Dans l’immobilier algérien en particulier, il existe un besoin infini et produits haut et bas de gamme.

Critiqué auparavant pour son manque de services et ses lenteurs administratives, le secteur bancaire en Algérie a pris des mesures drastiques pour moderniser son système. Un centre de télécompensation à été mis en place récemment pour permettre des échanges de flux électroniques. Les cartes bancaires sont encore peu utilisées, certes mail il est prévu d’établir dans une phase expérimentale avec 200 000 porteurs une carte bancaire algérienne valable dans toutes les banques en Algérie et chez les commerçants qui feront partie de ce nouveau réseau.